jeudi 30 janvier 2014

R.J. Ellory : Seul le silence


Résumé Succin


Joseph a douze ans lorsqu'il découvre dans son village de Géorgie le corps d'une fillette assassinée. Une des premières victimes d'une longue série de crimes. Des années plus tard, alors que l'affaire semble enfin élucidée, Joseph s'installe à New York. Mais, de nouveau, les meurtres d'enfants se multiplient... Pour exorciser ses démons, Joseph part à la recherche de ce tueur qui le hante. Avec ce récit crépusculaire à la noirceur absolue, R. J. Ellory évoque autant William Styron que Truman Capote, par la puissance de son écriture et la complexité des émotions qu'il met en jeu.

Mon Avis

Je livre mes impressions a chaud car je viens de finir ce roman, j'ai vraiment pris une énorme claque ! Ce roman est juste un chef d'oeuvre de noirceur, de sentiments, de haine, de froideur la plus complète.
On retrace la vie de Joseph Calvin Vaughan qui vit en Géorgie et est le témoin du meurtre de petites filles. Ces meurtres vont changer drastiquement sa vie ça va même l'orienter totalement.

On suit la déchéance du personnage principal et sans spoiler tout ce que je peux dire c'est que les pires choses qui puissent arriver dans la vie de quelqu'un lui arrive, et malgré ça il garde son cap, son obsession de retrouver la personne qui a commis ses crimes pour soit essayer de le comprendre, soit les venger. Il pourrait faire comme les autres et essayer de reprendre une existence normale, mais non il entends les voix de toutes ses petites filles décédées de la main de ce serial Killer.

Ce livre est glauque, froid, mais on en redemande ! Une réussite a tout point de vue, je le conseille vraiment à tout le monde, que vous soyez amateur de roman noir ou non. Il se dévore vraiment littéralement un vrai page turner, mais avec du contenu et du talent.

L'écriture est simple mais directe ce qui correspond le mieux au contenu du livre. Bref il me tarde de lire les autres livres de cet auteur !

samedi 25 janvier 2014

Jean-Christophe Grangé : Les Rivières Pourpres


Résumé 

Pierre Niémans, un commissaire aux méthodes musclées, est envoyé à Guernon, ville universitaire de l'Isère, pour élucider un meurtre atroce : un homme a été découvert nu, mutilé, coincé dans une paroi rocheuse en position fœtale. Qui est l'auteur de cette mise en scène macabre ? Parallèlement, dans sa commune du Lot, le jeune lieutenant Karim Abdouf a de quoi s'occuper : l'école primaire a été visitée et le tombeau d'un enfant profané. Au départ bien distinctes et à des lieux l'une de l'autre, les deux enquêtes vont se recouper étrangement pour n'en faire qu'une, à la trame aussi hallucinante que terrifiante.

Mon Avis

Ce livre partait directement avec un a priori positif car j'avais adoré le film issu de ce roman que j'avais vu au cinéma lors de sa sortie ! Mais bon on une adaptation ne reflète pas toujours l'oeuvre originale donc j'aurais pu être déçu.

Ce ne fus néanmoins pas du tout le cas, alors même que je connaissais la trame ça ne m'a pas empéché d'apprécier pleinement ce livre, ces retournements, énigmes et crimes tordus. Une enquête menée tambour battant d'un bout à l'autre, avec de nombreux rebondissements, des personnages emblématiques et très bien travaillés, pas trop stéréotypés ( même si le coup du flic violent, qui n'en a rien à faire de sa hiérarchie n'a rien de très novateur).

Le sujet de la consanguinité n'étant pas très utilisé dans les thriller c'est une idée assez intéressante au sein de cette université. Bref un grand oui! Comme d'habitude chez Grangé j'ai envie de dire.

J'ai pas grand chose a dire de plus sur ce livre étant donné que je connaissais déjà grosso modo l'histoire sinon qu'il m'a donné une fois de plus envie de lire les autres livres de l'auteur, après le vol des cigognes c'est un deuxième coup gagnant pour ma part.

lundi 20 janvier 2014

Edgar Allan Poe : Les meilleures histoires extraordinaires, grotesques et sérieuses


4eme de couv'


"L'inventeur des combinaisons les plus neuves et les plus séduisantes de la logique avec l'imagination, de la mysticité avec le calcul, le psychologue de l'exception, l'ingénieur littéraire."

Mon avis perso'


Ce soir pas de réelle chronique, juste un petit avis sur ce recueil d'Edgar Allan Poe. On m'a toujours présenté Poe comme un génie du fantastique, et de plus la traduction de ses œuvres par le grand Charles Baudelaire faisait que je me disais que je ne pouvais trouver ce livre que génial.

Mal m'en  pris, j'ai vraiment été très déçu, je ne sais guère si c'est juste son format de nouvelle, ou son côté analyse scientifique et de déduction logique plutôt que du vrai fantastique, mais ça ne passe pas du tout! A part peut être deux nouvelles, celle du Chat, et celle de l’inquisition.

Mais grosso modo, ça tombe à plat, c'est ampoulé, rédhibitoire, il ne se passe pas grand chose et les déductions logiques sont lentes à venir.

C'est certes très bien écrit, mais le style ne donne pas envie de le dévorer, après vu le succès de l'auteur, c'est peut être juste moi qui passe à coté de quelque chose mais vraiment à l'heure actuelle ne j'ai pas envie d'aller plus loin dans les œuvres de Monsieur Poe.

mercredi 15 janvier 2014

Dostoïevski : L'idiot


Résumé


C'est à partir de L'Idiot que Dostoïevski cherche les contours d'un personnage qu'il nomme le "Christ russe", incarné par l'Aliocha des Frères Karamazov, le Makar de L'Adolescent, il ne prendra sa véritable mesure que sous les traits du prince Muichkine. "Un homme complètement beau...", doté d'une extrême candeur qui le fait passer aux yeux de ses semblables pour un simple d'esprit. Mais plutôt qu'un imbécile, il est l'image de l'innocence qui prodigue le bien. Arrivé de Suisse, autant dire de nulle part, sans parents - il est issu de rien - le prince Muichkine prend place au centre d'un tourbillon de vanité, de passion, de violence et d'orgueil qui se joue sous ses yeux ébahis et dont il sera malgré lui à la fois le sujet et l'acteur. À l'ombre de ses accès de fureur, le Prince perçoit des êtres à l'âme tourmentée en proie à de multiples souffrances dissimulant néanmoins les plus grandes vertus. Ainsi incarnera-t-il le double positif de ces esprits perdus, qui dès lors lui demanderont tout : Nastasie de la sauver, Aglaé de l'aimer, Rogojine d'être son frère... Lui, animé de compassion et de pitié, mais peu enclin à l'amour, finalement impuissant, cristallisera peu à peu leur haine en retour.

Mon avis


Je tiens d'abord a préciser qu'il s'agissait ici de mon premier Dostoïevski, que j'ai vraiment adoré le style de l'auteur, le côté très dense et fouillé de son écriture, de ce côté la c'est un vrai coup de cœur!

Le roman en tant que tel, l'auteur décrit parfaitement l'âme Russe, la société russe (du moins celle de son époque), son fonctionnement, les accords en vue des mariages entre personnes de familles bien notées, pourvue d'argent, de titres et j'en passe. 

Si j'ai un reproche à faire a cet ouvrage c'est un peu son inaction car tous le livre est en fait, la somme des échanges verbaux/verbeux entre les différents protagonistes, qui à dit quoi, pourquoi, dans quel but...
C'est très bien fait, mais sur 800 pages à un moment on se demande quand l'action en tant que telle va vraiment démarrer.

L'auteur est un maître pour faire ressentir une ambiance, décrire, faire vivre les réunions de la société russe, et les complots.

Le personnage principal de par son côté Candide, Naïf, voir idiot comme le dit si bien le titre, est très touchant on a envie de l'aider, qu'il arrive vraiment à son but, mais on sent très vite qu'il est faible, qu'il est un peu le mouton au milieu des loups et qu'il n'est la que pour se faire manger ( et parfois involontairement faire souffrir les gens qu'il aime par sa faute).

Un livre très réussi, mais je suis impatient de découvrir les autres livres de Fédor pour voir si les autres sont un peu plus dotés d'action !


dimanche 22 décembre 2013

Stephen King : La Tour Sombre, La Clé des vents


4ème de Couv

Alors qu'ils arpentent le sentir du Rayon en direction de Calla Bryn Sturgis, une terrible tempête oblige Roland de Gilead et son Ka-tet - Jake, Susannah, Eddie et Ote - à s'abriter dans une bourgade abandonnée depuis longtemps par ses habitants. Bercés par la lueur des flammes et les hurlements du ventes, les quatre compagnons écoutent le pistolero lever le voile sur deux épisodes troubles de son passé...

Mon avis !

Je suis un peu le cul entre deux chaises si j'ose dire, d'un côté ça fait vraiment du bien de retourner dans l'entre deux mondes, de côtoyer ( même si c'est furtivement  pour Jake, Ote, Eddie et Susannah car c'est plutôt Roland qui parle de son passé en se prenant pour père Castor raconte nous une histoire) le Ka-tet et leur aventure autour de la Tour Sombre. Mais d'un autre côté je suis pas super fan car malgré ce coté nostalgique positif, ce livre n'apporte rien à la saga et son histoire.

C'est juste quelque chose d'additionnel sur le passé de Roland pour faire perdurer un peu la magie de la saga, après les histoires sont très bien construites et prenantes, le tout est très agréable à lire. Mais voila quand une oeuvre est estampillée LA TOUR SOMBRE on attends un peu plus de Stephen King. Je n'irais pas jusqu’à dire que c'est du remplissage ou que l'auteur fait ça pour faire durer inutilement c'est clairement pas son genre et il n'en a pas besoin, mais je trouve quand même que ce livre est dispensable. 

Je crois que ce volume aurait reçu un meilleur écho, s'il était sorti réellement au bon moment de la saga et pas après celle-ci car du coup le ressenti est bizarre.




jeudi 28 novembre 2013

Stephen King : Dr Sleep



4ème de Couverture 

Avec Docteur Sleep, Stephen King revient sur les personnages et le territoire de l'un de ses romans précédents, "Shining, l'enfant lumière".
Doctor Sleep présente Dan Torrance (l'enfant de Shining), désormais adulte, et Abra Stone, petite fille de 12 ans qu'il doit protéger les « True Knot ». Guidés par Rose the Hat, ces voyageurs quasi-immortels traversent le pays pour se nourrir de l'énergie psychique (qu'ils nomment "vapeur") des enfants possédant le don du "Shining".
Dan tente depuis des années de fuir l'héritage de son père Jack et s'est installé dans le New Hampshire, travaillant dans une maison de retraite où ses dons apportent du réconfort aux mourants. C'est ainsi qu'il devient "Doctor Sleep".
Mais après sa rencontre avec Abra Stone, une guerre épique entre le bien et le mal débute.

Mon Avis

Ce qui frappe d'emblée dans la lecture de Docteur Sleep, c'est le plaisir inestimable de retrouver Dany Torrance après une si longue absence ! Mais il s'agit d'une arme à double tranchant, voulait on vraiment savoir ce que Dan est devenu ou préférions nous entretenir le mystère sur sa vie et celle de Wendy !

Un peu des deux à mon avis, d'un côté King arrive à construire une histoire vraiment excellente, avec certaines similitudes avec Shining même si l'atmosphère est très différente, ici on se déplace beaucoup alors que le premier Tome était un huis clos claustrophobe.

L'auteur nous montre ce qu'est devenu Dany, il ne lui épargne rien des travers de son père, ni l'alcoolisme, ni la violence, ni les errements professionnels...

La trame de l'histoire nous fait suivre en plus de la vie de Dany, celle d'une autre "enfant lumière comme lui" et leur combat contre le "Nœud Vrai" une bande de personnes agées toutes plus malsaines les unes que les autres et qui se nourrissent de vapeur, fluide que produisent les enfants lumières et qui nourrit cette bande, les rendant presque immortels.

Le seul point négatif de ce livre est que l'on prépare le combat entre les deux camps pendant très longtemps et que le dénouement arrive beaucoup trop vite !

Par contre les personnages sont résolument humains, agréables, on s'attache à eux directement et on a envie de savoir ce qui va se passer.

Mais je n'ai toujours pas la réponse à ma question, est-ce que je préfère savoir ce qui c'est passé dans ce roman ou rester sur la fin de The Shining. 

Un gros coup de cœur malgré cette interrogation !


jeudi 14 novembre 2013

Stephen King : 22/11/63



4ème de Couverture

Jake Epping est un enseignant d'anglais à Libson Falls, dans le Maine qui se fait un revenu complémentaire en enseignant aux adultes dans le programme GED. Il reçoit un essai de l'un des étudiants : une histoire macabre, déchirante, au sujet d'une nuit il y a 50 ans quand le père d'Harry Dunning est arrivé à la maison, a tué sa mère, sa sœur et son frère avec un marteau. Harry s'en est sorti avec une jambe mal en point, comme le prouve sa démarche actuelle.

Un peu plus tard, Al, l'ami de Jake, lui raconte un secret : sa boutique est un portail vers 1958. Il enrôle Jake dans une folle mission afin d'empêcher le meurtre de John Kennedy. Ainsi sa nouvelle vie en tant que Jake George Amberson, son nouveau monde d'Elvis et JFK, un monde de grosses voitures américaines, d'un solitaire en difficulté nommé Lee Harvey Owald et d'une bibliothécaire prénommée Sadie Dunhill, qui devient l'amour de Jake et qui transgresse les règles normales du temps.

Mon avis

Ce qui frappe le plus dans la lecture de 22/11/63 c'est que Stephen King réalise ici plus un livre nostalgique sur les années 60; ou tout semble plus beau, les gens un peu plus paisibles, les aliments ont un vrai gout, les belles voitures américaines des années folles, etc.... qu'un vrai livre de science fiction sur le voyage dans le temps (qui au final est assez anecdotique, il contextualise plus la façon de rentrer dans les sixties). Mais je vais vous dire, même si je n'ai pas connu cette période, c'est vraiment une réussite ! Nous aussi après la lecture on a envie d'aller y passer du temps ! Je sais que ce livre a décontenancé certains fans de l'auteur parce qu'il est peut être pas aussi sombre que ses livres habituels ( on est pas dans l'ambiance de CA, simetierre, Shining, etc...)

De quoi est constitué ce roman/pavé après le voyage dans le temps, on passe d'abord par une phase ou l'on découvre ce que sont les sixties, leur ambiances et les changement à faire pour s'acclimater à l'époque, ensuite comme le dit la 4ème de couverture, Jake voulait aider Dunning en lui évitant ce qui était sensé lui arriver étant jeune et qui a fortement endommagé sa vie future.

Ensuite on suit la traque que fait Jake de Lee Oswald, sa vie de professeur dans une école de la petite bourgade de Jodie, ses émois amoureux et pour la suite je ne pourrais pas en dire beaucoup plus sans avertissement donc n'allez pas plus loin si vous avez peur de trouver du Spoil

SPOIL *

Jake arrive finalement, au prix du décès de sa chère et tendre à sauver JFK, mais au lieu d'embellir le monde comme son but premier l'était, cela n'a fait que l'empirer, le monde actuel (bon 2011, mais ça reste actuel) est vraiment devenu un chaos, bien pire que la réalité qui n'est déjà pas toujours glorieuse ! Il doit donc boucler la boucle, pour annuler tout ces actes pour que le monde redevienne tel qui la connu.

Le gros soucis étant qu' en faisant ça son histoire d'amour n'aura jamais existé, mais il le fait pour le bien de l'humanité. Ce livre est tout simplement puissant, on y trouve un King très loin de ces domaines habituels, un livre plein de sentiments, qu'ils soient de nostalgie ou de l'amour ou du don de soi pour l'humanité.