dimanche 6 mars 2016

Richard Bachman/ Stephen King : La peau sur les os


L'histoire


Billy Halleck, bon époux, bon père, vit dans le Connecticut et exerce son métier d'avocat à New York. Boulimique, il pèse plus de cent kilos.
Un jour, il tue accidentellement en voiture une vieille gitane. Sa position de notable lui vaut de n'être condamné qu'à une peine de principe et les Gitans sont expulsés de la ville. C'est alors que Billy commence à maigrir, et de plus en plus. Il a beau se gaver, rien ne peut enrayer cette perte de poids qui risque l'amener à une issue fatale. Terrifié, il comprend alors que le chef de la tribu gitane lui a jeté un sort...


Mon Avis


Ce livre nous raconte l'histoire de Billy Halleck qui dans un accident de la route tue une gitane, évidemment il est blanc, il connaît le juge ( et pour cause, il est avocat) et je suppose que vous voyez clairement pourquoi je mets en avant ce détail, car évidemment il sera acquitté.

Les Tziganes très mécontent que les hommes blancs soient toujours acquitté veulent se venger de Billy, c'est pourquoi leur leader et père de la femme décédée, décide de maudire Billy, et pas avec n'importe quelle malédictions, celle de maigrir jusqu'à la mort !

Au début de l'histoire Billy est quelqu'un que l'on pourrait qualifier de gros voir très gros, et tout au court du récit il ne fait que maigrir comme si il allait disparaître...

Ce roman nous fait plonger dans les peurs, les superstitions, les réactions de nos proches à certains malheurs et sur les préavis que l'homme blanc moyen peut avoir de certains groupes de personnes.

C'est très fin, ce roman est vraiment agréable et le mélange entre l'horreur et la description de la société américaine est très réussi...

mercredi 2 mars 2016

Bernard Minier : Glacé


L'histoire


Décembre 2008, dans une vallée encaissée des Pyrénées. Au petit matin, les ouvriers d’une centrale hydroélectrique découvrent le cadavre d’un cheval sans tête, accroché à la falaise glacée. Le même jour, une jeune psychologue prend son premier poste dans le centre psychiatrique de haute sécurité qui surplombe la vallée. Le commandant Servaz, 40 ans, flic hypocondriaque et intuitif, se voit confier cette enquête, la plus étrange de toute sa carrière. Pourquoi avoir tué ce cheval à 2 000 mètres d’altitude ? Serait-ce, pour Servaz, le début du cauchemar ? Une atmosphère oppressante, une intrigue tendue à l’extrême, une plongée implacable dans nos peurs les plus secrètes, ce premier roman est une révélation !

Mon Avis

C'est avec ce roman que je découvre cet auteur qu'est Bernard Minier et je dois avouer que c'est vraiment une bonne surprise, on se retrouve dans un style un peu similaire a du Franck Thilliez ( Oui il y a longtemps que je nous avais pas parlé d'un de mes auteurs favoris).
On est vraiment dans la même veine, avec un flic récurrent un peu borderline, et de plus ce roman gravite autour de l'univers psychiatrique ce qui n'est pas pour me déplaire.
Deux intrigues se télescopent dans ce roman, d'un côté la mort d'un cheval de façon brutale ( on fait vraiment intervenir des forces de police aussi conséquente pour un animal?) et l'arrivée d'une psychiatre dans un hôpital psychiatrique très bizarre aux traitements de chocs...
L'enquête est vraiment prenante, tous les éléments de la ville vont se mélanger, le passé, le centre psychiatrique, les forces de pouvoir, les appuis, l’intrigue est vraiment bien construite, les personnages sont au top !
Et la géographie des Pyrénéens et ses montagnes ne fait qu'ajouter à l'ambiance de ce roman franchement réussi ! Je vais prochainement attaquer les autres romans de ce cycle mais en tout cas j’adore 

mercredi 24 février 2016

Anonyme : Le Livre Sans Nom



L'histoire



Santa Mondega, une ville d'Amérique du Sud oubliée du reste du monde, où sommeillent de terribles secrets.
Un serial killer qui assassine ceux qui ont eu la malchance de lire un énigmatique livre sans nom. La seule victime encore vivante du tueur, qui, après cinq ans de coma, se réveille, amnésique. Deux flics très spéciaux, des barons du crime, des moines férus d'arts martiaux, une pierre précieuse à la valeur inestimable, un massacre dans un monastère isolé, quelques clins d'oeil à Seven et à The Ring, et voilà le thriller le plus rock'n'roll et le plus jubilatoire de l'année ! Diffusé anonymement sur Internet en 2007, cet ouvrage aussi original que réjouissant est vite devenu culte.
II a ensuite été publié en Angleterre puis aux Etats-Unis, où il connaît un succès fulgurant.

Mon Avis


Ce livre étant encensé par la critique et adulé par la plupart des blogs consacrés à la lecture c'est donc en toute confiance que je me suis lancé dans celui-ci mais malheureusement je dois vous avouer d'emblée que je me suis fortement ennuyé à sa lecture et que je n'ai pas aimé du tout cette lecture, pourtant je lui reconnais quelques qualités mais pour moi ça ne passe pas du tout...

Je m'explique à mon gout ce livre est beaucoup trop cinématographique/visuel j'ai l'impression de me retrouver devant un Tarantino, ou certes cela tue à tous va mais c'est tellement fait sans histoire et sans fond ( et autant en film l'image peut sauver de la déroute, autant en livre si il n'y a pas un minimum d'histoire construite cela ne passe pas). Et que les morts sont plus chorégraphiés qu'autre chose et l'histoire en elle-même est sans queue ni tête, après je reconnais un côté assez rock n'roll et un certain rythme mais le tout tombe à plat.

L'enquête sur les meurtres est pratiquement inexistant, les personnages sont insipides, aucune ligne directrice, on dirait vraiment juste des morts mis bout à bout avec quelques clichés de fantastique, quelques références cinématographiques et c'est à peu près tout.

Après je reconnais que c'est peut-être juste moi qui passe à côté de quelque chose et j'en suis le premier désolé si c'est le cas mais pour moi cette saga s'arrêtera la.



jeudi 18 février 2016

Fédor Dostoïevski : Crime et Châtiment

L'histoire 


A Saint-Pétersbourg, en 1865, Raskolnikov, un jeune noble sombre et altier, renfermé mais aussi généreux, a interrompu ses études faute d'argent. Endetté auprès de sa logeuse qui lui loue une étroite mansarde, il se sent écrasé par sa pauvreté. Mais il se croit aussi appelé à un grand avenir et, dédaigneux de la loi morale, se pense fondé à commettre un crime : ce qu'il va faire bientôt - de manière crapuleuse. Publié en huit livraisons par Le Messager russe au cours de l'année 1866, le roman de Dostoïevski montre en Raskolnikov un témoin de la misère, de l'alcoolisme et de la prostitution que l'auteur décrit sans voiles, un criminel aussi qui ne sait trop pourquoi il l'est devenu, tant les raisons qu'il s'invente pour agir sont contradictoires. Mais la tragédie n'exclut pas la vision d'une vie lumineuse, et le châtiment de son crime va lui permettre un long cheminement vers la vérité, et la renonciation à sa mélancolie brutale. Après quoi sera possible ce que l'épilogue annonce : l'initiation de Raskolnikov à une réalité nouvelle, le passage d'un monde à un autre monde.

Mon Avis


Je continue mon cycle Dostoïevski ( entamé il y a un moment maintenant avec l'idiot ) avec le classique des classiques à savoir Crime et Châtiment ! On retrouve le style très dense et surtout très riche de l'auteur russe...

C'est un livre assez difficile à critiquer mais j'ai pris une très bonne baffe, encore une fois Dostoïevski nous parle d'un personnage central très malade ( dans tous les sens du terme) de la vie très difficile pour pas mal de gens dans la Russie des années 1800, il nous peint St Petersbourg comme personne on a vraiment l'impression d'être sur place et de découvrir cette ville et sa population avec le personnage central.

La vie de Raskolnikov a déraillé a cause de son crime de début de roman et tout au long, que cela soit pendant son acte ou par après ce personnage nous semble comme extérieur à lui même, il dérive de plus en plus sombre, est malade dort beaucoup et sens que tout lui échappe, et au plus il essaye de lutter au plus cela se retourne contre lui...

Ce n'est que par le Châtiment aussi bien de son corps que de son âme que notre personnage pourra aller mieux, et on plonge ainsi vraiment dans les tréfonds de l'âme russe ( ce qui est habituel chez Dostoïevski, voir l'idiot).

On est ici vraiment en présence d'un très grand roman et d'un très grand auteur ! Ma chronique ne dit pas grand chose sur le roman mais si j'en ai vraiment une à dire c'est qu'il faut foncer le lire cela vaut vraiment la peine, malgré le côté un peu " livre que l'on donne à lire pendant les études ".

mercredi 10 février 2016

Jean-Christophe Grangé : La forêt des Mânes

L'histoire


Jeanne Korowa n'a fait qu'une erreur.
Elle cherchait le tueur dans la forêt.
C'était la forêt qui était dans le tueur.
Comme l'enfant sauvage au fond de l'homme.

Mon Avis


Jean-Christophe Grangé nous livre ici un roman intéressant, j'avais d'abord envie d'écrire
" un Thriller " passionnant mais soyons honnête ce n'est pas le côté thriller qui est le mieux réussi dans ce roman. Comme à son habitude l'auteur des Rivières Pourpres se sert d'une enquête criminelle pour faire voyager son lecteur, et cette fois ci ce sera l’Amérique du sud qui sera la destination...

Il nous fait vivre comme personne ( et son métier précédent de grand reporter doit y être pour quelque chose) cette région du monde avec ses forêts dangereuses, sa faune et sa flore, les tensions entre peuples indiens et espagnols qui y vivent et l'ambiance générale du continent sud américain. Mais ce n'est pas tout il nous fait vivre également la politique avec ses révolutions et ses crimes...

cette première partie c'était pour le positif, parce que malheureusement j'ai beau adorer cette auteur j'ai quand même pour une fois trouvé quelques défauts, j'ai trouvé ce roman un peu " facile " pour du Grangé, l'enquête de base semble juste être une excuse pour nous faire voyager à l'autre bout du monde, le personnage central est pas très agréable et semble sans aucun sentiment que ce soit par rapports aux victimes, à ses proches et avec tout le monde à vrai dire. Et je trouve également que l'on apprend rien sur l'enquête et ses avancées pendant toute une grande partie du roman et que l'on nous révèle trop tout d'un bloc en une fois...

Je le conseille néanmoins aux amateurs de cet auteur car ne n'est pas mauvais du tout loin de la, mais il a déjà écrit tellement mieux donc si des personnes veulent découvrir cet auteur ce n'est pas nécessairement le meilleur livre pour commencer avec lui.

mercredi 3 février 2016

Thomas Harris : Hannibal Lecter, Les origines du mal

 

L'histoire


Tout a commencé pet tout finira par la vengeance....

Pourquoi un petit garçon comme les autres devient-il un monstre?
Après le mythique Silence des Agneaux, Thomas Harris révèle dans son nouveau roman le secret des origines d'Hannibal Lecter, le criminel le plus fascinant du Thriller moderne, incarnation absolue du mal....

Mon Avis


C'est avec plaisir que l'on retrouve Hannibal Lecteur dans ce quatrième et dernier tome de cette série, néanmoins on retrouve le personnage mais pas vraiment la série en elle-même car Hannibal n'est pas encore le monstre qu'il deviendra plus tard; le livre a plus pour visée de nous montrer pourquoi il est devenu ainsi et comment il va commencer à devenir cet être froid que de vraiment  nous raconter ces actes et les poursuites avec la police comme dans les 3 premiers tomes.

Le récit est moins prenant car on retrouve moins la tension entre les forces de l'ordre et le personnage, et on se demande moins quelle crime atroce il va bien pouvoir commettre comme il est seulement entrain de se découvrir et de se construire comme un tueur froid et sanguinaire.

Le roman a pour grande qualité de nous montrer d’où viennent les centre d’intérêts du personnage, les raisons pour lesquelles il s'y connait si bien dans certains domaines comme la médecine, certaines cultures et pourquoi il est devenu a ce point sans cœur.

Pour faire concis je dirais que c'est un roman intéressant car il explique beaucoup de choses sur le personnage central de la saga, mais qui est moins bons que les autres tomes parce qu'il a moins ce côté thriller qui colle à la peau de cette saga. Je le conseille quand même à tous ceux qui ont lu la saga car cela explique vraiment beaucoup de choses...

dimanche 31 janvier 2016

R.J. Ellory : Les Neuf Cercles


L'histoire


1974. De retour du Vietnam, John Gaines a accepté le poste de Shérif de Whytesburg, Mississippi. Une petite ville tranquille jusqu'au jour où l'on découvre, enterré sur la berge de la rivière, le cadavre d'une adolescente. La surprise est de taille : celle-ci n'est autre que Nancy Denton, une jeune fille mystérieusement disparue vingt ans plus tôt, dont le corps a été préservé par la boue. L'autopsie révèle que son cœur a disparu, remplacé par un panier contenant la dépouille d'un serpent. Traumatisé par le Vietnam, cette guerre atroce dont "seuls les morts ont vu la fin", John doit à nouveau faire face à l'horreur. Il va ainsi repartir au combat, un combat singulier cette fois, tant il est vrai qu'un seul corps peut être plus perturbant encore que des centaines. Un combat mené pour une adolescente assassinée et une mère de famille déchirée, un combat contre les secrets et les vérités cachées de sa petite ville tranquille. Si mener une enquête vingt ans après le crime semble une entreprise périlleuse, cela n'est rien à côté de ce qui attend John : une nouvelle traversée des neufs cercles de l'enfer.


Mon Avis


Ce roman mélange deux thèmes très intéressant de la littérature américaine à savoir les tueurs dérangés (et dérangeant) et la guerre du Viet-Nam, si on ajoute a cela que l'auteur de ce roman est R.J Ellory ( un auteur que j'apprécie énormément depuis mes premières incursions dans ces livres avec notamment le génial " Seul le silence"). Bref tout ça pour dire que la lecture de ce "  Les Neuf Cercles" s'annonçait vraiment très bien...

Le récit commence fort avec la découverte d'un cadavre d'une adolescente décédée 20 ans plus tôt mais dont le corps a été préservé par la boue, d'emblée l'enquête semble des plus ardue à mener, entre syndrome post Vietnam, famille influente et enquêteur qui mène son enquête selon ses intuitions et en respectant fort peu le code policier américain.

Ellory nous fait de nouveau plonger au plus profond de l'âme humaine, aussi bien dans ces bons côtés que dans dans ces pires ! Très peu d'auteurs arrivent vraiment à nous faire plonger aussi profond dans les mécanismes humains des tueurs et à les comprendre aussi bien, l'ambiance est pesante, on se demande vraiment comment l'enquête va pouvoir avancer, au fur et a mesure de l'histoire tout le monde nous semble suspect et il faudrait être vraiment très fort pour deviner quoi que ce soit à l'avance, on avance dans le roman sans jamais s'embêter mais malgré tout celui-ci comporte quelques défauts.

Ce sont d'ailleurs ces défauts qui font qu'il est un peu inférieur à d'autres livre de l'auteur comme
"Seul le silence" ou encore "mauvaise étoile" à savoir que le rythme est un peu plus lent que précédemment et que l'on est un peu plus dans un policier traditionnel que dans un roman noir pur et dur et que ce dernier style sied mieux à l'auteur. Attention je fais mon difficile parce que c'est du RJ Ellory cela reste néanmoins un très bon livre que je conseille à tout le monde, ce n'est juste pas son meilleur livre. A nous habituer au meilleur cet auteur finit par nous rendre tatillon...