mardi 5 août 2014

Stephen King : La Tempête du Siècle

L'Histoire

Sur l'île de Little Tall, on a l'habitude des tempêtes. Pourtant, celle qui s'annonce sera, dit-on, particulièrement violente. Et surtout, la petite communauté tremble d'héberger Linoge, l'assassin de la vieille Mrs Clarendon. Lui n'a pas peur. Il s'est laissé arrêter. Il connaît son propre pouvoir. Si on lui donne ce qu'il veut, il partira. Et tandis que l'ouragan se déchaîne, dans le froid et la neige, il va faire connaître ses exigences.

Mon Avis

Avant de parler du fond je dois avouer que j'ai été fort perturbé par la forme, le fait qu'il s'agisse avant tout d'un script prévu pour la télévision casse un peu l'histoire avec les explications pour le cadrage de la caméra et le type de plan qu'il faudra utiliser pour faire remonter les émotions cela plombe parfois l'action.

Au niveau du fond à proprement parler, on retrouve du bon King qui décrit une ville entière comme il aime le faire ( même si je trouve qu'il ne décrit pas aussi profondément les personnages qui habitent l'île par rapport à son travail dans d'autres livres). 

Linoge un odieux personnage tue beaucoup de gens sur cet île, et détient les secrets du passé de tous les habitants, leurs mauvaises actions par le passé... Les habitants vivants a Huis-Clos sur cette île ( la tempête du Siècle bloquant tout accès au continent) cela donne une situation très malsaine.

Malgré son arrestation les meurtres continuent et les habitants n'ont aucun moyen de se débarrasser de lui, Lui à la solution, elle est affreuse mais il leur propose....( je n'en dirais pas plus pour pas vous gâcher la fin).

J'ai aimé le coté malsain du personnage de Linoge, et le dénouement mais j'ai trouvé l'histoire par moment un peu facile, et le côté script m'a beaucoup embêté, un King qui se lit très vite mais dont on ne retient que le dénouement final...




samedi 2 août 2014

Jean-Christophe Grangé : La Ligne Noire


Histoire


Il existe quelque part en Asie du sud-est, entre le tropique du cancer et la ligne de l'équateur une autre ligne, une ligne noire jalonnée de corps et d'effroi !

Mon Avis

Une fois de plus Jean-Christope Grangé nous fait voyager dans ce roman, aussi bien au sens premier du terme car on visite toute l’Asie du Sud-Est dans ce roman; avec pas mal de descriptions de cette région agréable de l’Asie, aussi bien les villes que la nature, les villageois,etc...qu'au point de vue métaphorique car il nous fait voyager dans la folie de l'auteur de ces crimes sordides.

L'histoire se passe en 3 phases essentielles, avant-tout la prise de contact entre Marc et Reverdi, ensuite la quête initiatique de Marc en Asie afin de marcher sur les pas du tueur, avec la complicité de celui-ci il se rend sur chaque lieu afin de comprendre ce qui c'est vraiment passé .... et enfin la dernière partie le retour en France de Marc et le dénouement de l'histoire que je ne raconterais pas ici !

Du tout grand Grangé que ce roman qui mêle à la fois voyage, meurtres sordides, enquêtes passionnantes, psychologie, il se lit d'une traite et on a vraiment du mal à lâcher ce livre. Ce livre est oppressant à souhait. Je vous le conseille vivement .

dimanche 27 juillet 2014

Stephen King : Cœurs perdus en Atlantide


L'hisoire

1960 : Enfant triste et rêveur, entre un père disparu et une mère en proie à des soucis d'argent, Bobby fait la connaissance d'un étrange voisin, qui se dit traqué par de mystérieuses crapules en manteau jaune.
1966 : A l'université, Pete mène joyeuse vie entre la musique, la contestation et les parties de cartes, sur fond de guerre au Vietnam. 1983 : Willie, vétéran de la guerre, gagne sa vie en jouant les aveugles, une cécité qui est aussi une forme de provocation. Des destins différents qui se croisent autour d'une femme, Carol. Tous l'ont aimée. Bobby la retrouvera. L'Atlantide ? C'est l'Amérique de leur jeunesse, au long de ces sixties devenues légendaires mais qui, nous rappelle l'auteur, ont bel et bien existé...

Mon Avis

Ce livre est une succession d'histoires (ou de nouvelles, on peut l'appréhender comme ça) qui ont un point commun fixe, le personnage de Carole Gerber, Tous l'ont aimé comme le dit le résumé, de façon assez différentes mais bon ils étaient tous attaché a elle pour diverses raisons. Chaque histoire est une tranche de vie de cette Carole à des périodes bien distinctes, son enfance, sa jeunesse à la fac en pleine mouvance pacifiste, l'age adulte.

Ce livre donne plutôt l'impression que ce personnage de Carole est une excuse qui permet à Stephen King de laisser libre cours à la nostalgie, pour parler de périodes qu'il a vraiment aimé ( notamment les sixties, ce n'est ni la première, ni la dernière fois qu'il nous fait le coup, cfr 11/22/63).

Pour moi ce livre fait vraiment mouche, il ressemble un peu au livres que King sort récemment ou la nostalgie et l'humanité prennent le pas sur le fantastique, l'horreur ou la peur, ou ce qui compte c'est l'humain et raconter des tranches de vie.  Et même si c'était pas ce qu'on peut rechercher à priori quand on commence un Stephen King, il y réussit foutrement bien !

On soulignera également dans la première partie, les diverses à la tour sombre ( Les briseurs, le rayon, le ka, toute chose sert le rayon, le roi cramoisi, ...)

Une réussite sur toute la ligne pour moi, je le conseille à tout le monde sauf à certains aigris pour qui un auteur ne doit pas changer et ne peut rester que dans ce qu'il écrit au départ et qui crient au scandale dés que SK s'éloigne de Carrie/Salem/Shining/CA.


lundi 21 juillet 2014

Ken Follett : Les Piliers de La Terre



L'histoire

Dans l'Angleterre du XIIème siècle ravagée par la guerre et la famine, des êtres luttent chacun à leur manière pour s'assurer le pouvoir, la gloire, la sainteté, l'amour, ou simplement de quoi survivre. Les batailles sont féroces, les hasards prodigieux, la nature cruelle. Les fresques se peignent à coups d'épée, les destins se taillent à coups de hache et les cathédrales se bâtissent à coups de miracles... et de saintes ruses. La haine règne, mais l'amour aussi, malmené constamment, blessé parfois, mais vainqueur enfin quand un Dieu, à la vérité souvent trop distrait, consent à se laisser toucher par la foi des hommes.

Mon Avis

Ce que Ken Follett nous offre (nous vend, faut pas déconner non plus) avec ce roman est une vraie fresque historique ! L'auteur nous fait voyager dans le temps, dés le début de son roman il nous immerge dans le XIIè Siècle et tout ce que cela engendre comme difficultés ( Famine, jeux de pouvoirs, meurtres, pression)...

Dés le début on suit le parcours de Tom le Bâtisseur qui suite à son licenciement, va de ville en ville pour trouver du travail ailleurs. Cette fresque de 1050 pages dépeint vraiment les réalités moyennageuse, la force de l'église à cette époque qui pouvait presque vous faire accepter n'importe quoi, les coups dans le dos, les meurtres, les attaques injustifiées, les retournement de situation.

Ce livre part vraiment dans tous les sens on ne voit pas venir les retournements de situation, les personnages sont attachants, l'histoire est vraiment prenante, et pour un livre de cette envergure il passe assez vite ( malgré son aspect de brique).

Pour moi le seul défaut de ce livre est par moment les descriptions assez longues au niveau des techniques du bâtiment de l'époque ( la façon de construire, les différentes parties d'une cathédrale, la nef, le chœur, etc...)

Le grand point fort de ce livre est de mettre en exergue les sales coups de l'époque ( traîtrise, coups dans le dos, punitions, pendaisons arbitraires, punitions de l'églises, meurtre, vendetta personnelles) et la description de l'époque, on voit vraiment que l'auteur est très bien renseignée et que c'est une vraie fresque historique et non juste un roman.

Une grand réussite dans l'ensemble donc mis à part certaines longueurs.


samedi 5 juillet 2014

Joe Hill : Cornes


Histoire


Au début, Ig croit que les cornes sont une hallucination, celle d’un esprit malade, rongé par la colère et le chagrin. Cela fait un an que Merrin Williams, sa bien-aimée, a été violée et tuée dans des circonstances inexplicables. Depuis, reclus dans sa solitude, il vit un enfer, et il a plus de raisons qu’il n’en faut pour sombrer dans la dépression. Pourtant les cornes sont on ne peut plus réelles. 

Jadis, Ig le vertueux faisait partie des privilégiés : né dans une famille riche, second fils d’un musicien renommé et frère cadet d’une star montante de la télé, il avait la sécurité, l’aisance, une place reconnue au sein de sa communauté. Ig avait tout pour être heureux, plus encore il avait Merrin et un amour réciproque, auréolé de magie, fondé sur les mêmes rêves. Mais la mort de Merrin a tout détruit. Seul véritable suspect, Ig n’a pourtant jamais été accusé ni jugé. Et donc jamais innocenté. Pour le tribunal que constitue l’opinion publique de Gideon, sa ville natale du New Hampshire, Ig aura beau dire ou faire, il est et restera toujours coupable, car ses parents riches et influents ont exercé des pressions pour faire boucler l’enquête. Il est abandonné de tous, Dieu y compris. De tous, sauf de son démon intérieur… 

Et voilà qu’Ig se retrouve soudain doué d’un nouveau pouvoir, assorti à son nouvel aspect et tout aussi terrible, un macabre talent qu’il compte bien utiliser pour retrouver le monstre qui a tué Merrin et détruit sa vie. Être bon, prier… tout ça ne l’a mené nulle part. Il est temps de prendre sa revanche… Il est temps de donner sa part au diable…

Mon Avis

Le roman commence très fort, on est directement plongé dans l'horreur, avec le viol et le meurtre de Merrin Williams ( la petite copine du personnage principal, Ig). A ce moment on se dit qu'on est parti pour un thriller assez macabre avec une tension soutenue ! De plus Ig découvre des cornes sur son crane, et qu'elles ont un pouvoir malsain sur les gens, il peut entendre leur pensées et essayer de les corrompre.

Malheureusement dans la seconde partie du roman, Joe Hill nous prend à contre pied, en nous racontant en flash-back toute l'histoire de ce couple, ou tout n'allait pas aussi bien qu'on peut le croire, l'auteur part de leur première rencontre pour raconter toute leur histoire ( c'est la partie que j'ai le moins aimé, j'ai trouvé ça fort indigeste est un peu hors de propos)...

Dans la dernière partie on comprends réellement qui sont les personnages centraux, qu'ils ne sont pas aussi lisse qu'il y paraissait,pourquoi chacun agit de telle manière et le dénouement de l'histoire. Le mal rode partout, et tous les actes du passé finissent par se payer!

J'ai adoré la première et la troisième partie mais j'ai failli décrocher pendant la partie centrale! C'était un bon livre mais ça aurait été beaucoup mieux si le centre du livre avait été mieux utilisé que pour raconter une histoire d'amour de jeunes ados...



samedi 21 juin 2014

Maxime Chattam : La Patience du Diable


Présentation 

Le Mal peut-il contaminer ceux qui le traquent ? Un go-fast pris en flag qui transporte bien pire que de la drogue… Deux ados qui tirent sur les passagers d’un TGV lancé à pleine vitesse… Des gens ordinaires découverts morts… de terreur. Le Diable mène le bal, le monde est devenu fou. Lieutenant à la Section de Recherche de Paris, Ludivine Vancker comprend bientôt qu’un fil sanglant relie ces faits divers. Rien ne pourra l’empêcher de remonter la piste à sa source. Aux racines de la peur. 
Après La Conjuration primitive, Maxime Chattam, dans ce thriller d’une maîtrise glaçante, sème plus que jamais le doute.

Mon Avis


Maxime Chattam nous sert ici la suite direct de la Conjuration Primitive. Cette saga a pour objet le mal généralisé, avec toujours un prédateurs suivi par des tas de personnes perdues par notre société en crise, et qui en plein doute finissent par suivre ce prédateur dans son délire par dépit, ne sachant pas quoi faire d'autre. 

On retrouve le schéma habituel de Maxime Chattam, des crimes sanguinolents, pervers, gores; une enquête criminelle parsemée de terme scientifique, l'auteur est très bien renseigné (on sent le criminologue en lui), des flics attachants mais tête brûlées ( surtout Ludivine en l’occurrence dans ce tome). Même si ce tome ressemble très fort au précédent on y trouve des éléments nouveaux, à savoir des éléments fantastiques ( un autre genre que l'auteur aime et veux attaquer dans le futur, étant lui-même un amateur du genre et notamment de Stephen King) car ce livre parle beaucoup du diable, de ces symboles et de toute la mythologie tout autour, même si comme il s'agit d'une enquête policière, ces éléments sont grandement expliqués et désamorcés.

Malgré ces éléments fantastiques, le livre est un peu trop proche de son prédécesseur, la ou le précédent était novateur de par son côté crime généralisé celui-ci est un peu trop proche, du coup moins de surprise et on attendait peut-être simplement un peu trop de la suite de la conjuration primitive, je vais pas vous le cacher j'ai adoré ce roman, je l'ai dévoré mais je n'ai pas eu un coup de cœur comme pour le précédent.

Un très bon Chattam à conseiller à tous les Chattamistes (comme il les appelle lui-même) vivement le prochain, en espérant qu'il innove un peu plus.


jeudi 5 juin 2014

Franck Thilliez : Puzzle

Histoire

Et si on vous demandait de mourir… dans un jeu ?

Ilan et Chloé, deux jeunes gens spécialistes des chasses au trésor ont rêvé des années durant de participer à la partie ultime, d’un jeu mystérieux dont on ne connaît pas les règles, dont on ne connaît pas l’entrée, et dont on ne sait même pas s’il existe. Mais dont on connaît le nom : Paranoïa.
Lorsqu’un an après leur rupture Chloé réapparaît dans la vie d’Illan en lui annonçant qu’elle sait comment jouer, ce dernier a totalement rompu avec l’univers des jeux, et vit isolé dans la maison de ses parents disparus en mer. Officiellement morts, mais Ilan est persuadé qu’ils ont été enlevés à cause de leurs recherches scientifiques. Après avoir refusé l’aventure, Illan cède alors que Chloé lui fait part de la rumeur : le gagnant remporterait 300 000 euros.
Après un premier jeu de pistes dans Paris, les deux amis sont enfin sélectionnés. C’est alors qu’ils découvrent la règle numéro 1 : « Quoiqu’il arrive, rien de ce que vous allez vivre n’est la réalité. Il s’agit d’un jeu. », rapidement suivie, à leur arrivée sur les lieux du jeu - un gigantesque bâtiment isolé en pleine montagne appelé Complexe psychiatrique de Swanessong – de la règle numéro 2 : « L’un d’entre vous va mourir. »
Quand les joueurs découvrent le premier cadavre, quand Illan retrouve dans le jeu des informations liées à la disparition de ses parents, la distinction entre le jeu et la réalité est de plus en plus difficile à faire…
Et Paranoia peut alors réellement commencer…

Mon Avis

Franck Thilliez nous sert encore une fois un livre qui se dévore très rapidement. L'intrigue prend aux tripes, on est directement dans l'ambiance du jeu, des énigmes et de l'asile psychiatrique. L'univers médical est très fouillé et renseigné comme souvent avec cet Auteur.

Les personnages sont attachants, il décrit vraiment bien l'ambiance malsaine qu'il peut y avoir entre divers protagonistes d'un jeu lorsqu'il y a de l'argent en jeu !  Au fur et a mesure de l'avancée l'ambiance se dégrade, les amitiés disparaissent on se méfie de tout et de tout le monde...(Paranoia?).

Le seul petit bémol pour ce roman qui est une réelle réussite pour moi et qu'on peut deviner la fin un peu avant si on est attentif aux détails ! Mais le dénouement est quand même très bien fait, même si il fait penser à un film/livre assez connu que je ne citerais pas pour ne pas spoiler les futurs lecteurs éventuels qui liraient cette chronique.

Au final j'en retiens que du bon, une ambiance du tonnerre, un livre qui se dévore, une atmosphère malsaine et un dénouement glacial. Un auteur qu'il faut continuer à suivre, il ne m'a pour l'instant jamais déçu.